« Les avions ne font pas tant de bruit en survolant le Brabant wallon ; hormis le trafic aérien issu des activités de la base militaire de Beauvechain, aucune mesure du bruit des avions n’a permis de constater que les seuils autorisés étaient dépassés », a dit en substance le Ministre André Antoine.

Plusieurs mandataires ECOLO du Brabant wallon, parmi lesquels Thérèse SNOY, Députée fédérale Ecolo-Groen ! et Alain TRUSSART, Député provincial en charge de l’Environnement, réagissent à ces propos. Ils les qualifient d’incorrects et de maladroits.

Incorrects, parce qu’il faut être sourd pour ne pas reconnaître que les avions en atterrissage à l’aéroport de Bruxelles National à partir de la piste 02/20 ou parfois en décollage vers l’est, survolent parfois très bas les communes du Brabant wallon et provoquent des nuisances sonores intenses. D’autant plus intenses que le bruit de fond est sans doute plus faible en Brabant wallon qu’en milieu urbain. A priori, les avions dont se plaignent les habitants de Waterloo, La Hulpe ou encore Braine- l’Alleud ne sont pas des avions militaires. A l’Est, il est évident que certains vols militaires sont très bruyants, mais des communes comme Grez-Doiceau ont été survolées aussi de façon très étrange par des appareils civils à basse altitude.

Maladroits, parce qu’il faudrait au contraire resserrer les rangs pour demander et obtenir du Secrétaire d’Etat à la Mobilité Etienne Schouppe que la Région wallonne soit associée aux négociations en cours sur le « Plan des routes aériennes en provenance et vers l’aéroport de Bruxelles National ». Le Ministre Philippe HENRY l’a demandé au nom de la Région wallonne, comme différentes communes ou encore les autorités provinciales. Pourquoi donner des arguments, fallacieux en plus, au Secrétaire d’Etat à la Mobilité, dont la bonne volonté se fait toujours attendre ?

Le trafic aérien de cet été a été « dérangé » ; aucune explication n’a encore été fournie à propos de ces détournements de parcours, qui ont amené certains avions à voler très bas à une grande distance de l’aéroport. Aujourd’hui, l’étude sur les routes aériennes est entre les mains de Monsieur Schouppe. Il faut arriver à faire partie de la négociation, c’est le premier but à fixer. Ensuite, il faudra veiller aux intérêts de nos communes, en veillant toujours à prendre le problème le plus possible en amont : normes de bruit des avions, méthodes d’atterrissage et prise en compte de la sécurité, afin de ne pas déplacer les nuisances sur d’autres régions.

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