Sous cette appellation se cache une démarche prospective et participative destinée à réfléchir sur l’avenir du Brabant wallon. La table ronde Horizon 2020 s’est réunie la première fois le 21 juin, autour des représentants des 4 partis démocratiques, d’universitaires et d’experts de renom.
Marcel Cheron est le représentant d’Ecolo au sein du comité de pilotage.

Tout le processus part d’un constat : le Bw est loin d’avoir atteint le maximum de ses possibilités en termes d’emploi, de développement économique ou de protection environnementale, c’est un fait.

Reste à savoir dans quelles conditions nous voulons qu’il se développe. C’est le sens de cette table ronde qui réunit experts et politiques dans une réflexion commune sur l’avenir du Brabant wallon.

Les participants ont souhaité construire un programme de base pour l’horizon 2020 qui constituera le fil conducteur du développement futur du Barbant wallon. Si l’objectif est ambitieux, la méthode l’est tout autant. Réunir autour d’une même table des responsables politiques, des experts de la société civile et des universitaires dans une optique positive de respect et d’écoute, voilà qui tranche avec les méthodes rencontrées ailleurs…

Evidemment, il n’est pas question ici de gommer les spécificités d’Ecolo, mais plutôt de se mettre d’accord sur des principes fondamentaux qui permettront de continuer à construire le BW en insistant sur ses forces et en corrigeant ses faiblesses. Au cours de l’année qui va suivre, Ecolo fera tout pour que la table ronde Horizon 2020 donne suite à des propositions concrètes, afin d’assurer un développement durable et dynamique au Bw.

Si le Brabant wallon est souvent présenté comme une des sous-régions les plus riches, la richesse pure et simple ne suffit pas à en assurer l’avenir. Le raisonnement qui transcende tout le processus est donc celui-ci : il est nécessaire d’éviter de se reposer sur nos acquis et de parvenir à dépasser une vision simplement dictée par la prospérité économique.

Comme point de départ, de nombreux élus (communaux, provinciaux, régionaux et fédéraux), ainsi que des représentants du monde social et culturel, des acteurs du monde économique et des experts universitaires étaient réunis pour la présentation publique de la table ronde le 21 juin. Dans ce contexte, le diagnostic posé au cours de la réunion par les experts a fait à peu près l’unanimité.

Développement économique, taux d’emploi, attractivité due à une qualité et un cadre de vie exceptionnels, qualité de l’enseignement de base, rayonnement des universités ou encore agriculture innovante, les points forts du Brabant wallon sont nombreux. Mais les défis à relever à court, moyen et long terme le sont tout autant. Ainsi, des efforts importants doivent être réalisés en matière de mobilité, d’accès au logement, de pression sur l’environnement et la biodiversité, d’enseignement professionnel et technique, de développement de l’économie sociale, d’accueil de la petite enfance ou de politique des seniors.

Pour compliquer le tout, on remarque que les situations sont très contrastées d’un bout à l’autre du Brabant wallon et varient fortement selon l’axe Est-Ouest et Nord-Sud. Dès lors, des politiques spécifiques devront être développées pour correspondre au mieux aux réalités de terrain.

Afin d’élaborer les propositions politiques allant dans ce sens et continuer le travail effectué par le comité de pilotage, quatre groupes de travail vont être créés : développement économique ; social et santé ; environnement, cadre de vie, mobilité et développement territorial ; enseignement, éducation et culture. Correspondant aux grands enjeux du développement du Brabant wallon, ils seront composés d’une personnalité politique de chacun des 4 partis démocratiques et d’experts de la société civile. Les groupes de travail se réuniront pendant un an, encadrés par le comité de pilotage. Au terme de cette période, une nouvelle réunion publique sera organisée afin de présenter les propositions d’actions élaborées par les participants.

Un programme alléchant ! Gare cependant aux bonnes intentions. Dans ce processus, le but d’Ecolo est d’éviter à tout prix un « consensus mou », qui ne règlerait les problèmes qu’en surface et n’impliquerait aucune décision concrète. Pendant cette année de discussions, il importera au contraire de parvenir à une vraie réflexion commune, sans craindre l’affrontement des points de vue. Pour Marcel Cheron, le conflit peut même être souhaitable s’il permet de mettre des expériences en commun, de les confronter, puis d’en tirer du concret. C’est là tout l’enjeu de cette Table ronde « Horizon Brabant wallon 2020 ».

Gageons que les discussions à venir aboutissent à une vision renouvelée du Bw, pour en faire une région exemplaire en matière de politiques environnementale, sociale et économique.

Rendez-vous donc l’année prochaine pour en analyser les résultats.

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